Lac de Belledonne : explorer ce bijou en randonnée

Il existe des randonnées qui vous marquent durablement, et celle des lacs de Belledonne en fait partie. Nichés dans un écrin sauvage du massif du même nom, en Isère, ces lacs d'altitude font le bonheur des marcheurs en quête d'air pur, de sentiers caillouteux et de panoramas grandioses. Que vous partiez du hameau du Gleyzin, de la vallée du Bréda ou d'une autre variante, l'itinéraire réserve son lot de surprises (et de mollets qui chauffent). La vraie question n'est pas « est-ce que ça vaut l'effort ? » (oui, mille fois), mais « comment bien préparer cette rando exigeante pour en profiter pleinement ? ». Chaussures aux pieds, c'est parti.

La fiche technique

Avant de se lancer, autant savoir dans quoi on s'engage. Les repères essentiels (qui varient selon l'itinéraire choisi) :

  • Point de départ : souvent le hameau du Gleyzin ou la vallée du Bréda (commune de La Ferrière), accessible depuis Allevard.
  • Altitude des lacs : autour de 2 000 à 2 200 m selon le lac visé.
  • Dénivelé positif : variable, d'environ 900 m à plus de 1 500 m selon la variante.
  • Durée aller-retour : de 5-6 h à une grosse journée, selon le parcours (et le nombre de pauses myrtilles).
  • Difficulté : intermédiaire à soutenue, pour bons marcheurs.
  • Terrain : montée progressive sur chemin caillouteux, puis passage minéral en altitude.
  • Période idéale : de mi-juin à fin septembre, hors neige.

Le repère : il n'y a pas un seul lac, mais plusieurs plans d'eau dans le massif, accessibles par différentes combes. Vérifiez bien quel lac et quel itinéraire vous visez avant de partir : le dénivelé et la durée peuvent varier du simple au double.

La fiche technique

À quoi ressemble la randonnée ?

La montée commence souvent dans une ambiance bucolique : pâturages, torrents et troupeaux (cloches incluses). Les premiers kilomètres servent de mise en jambes, avant que le sentier ne s'élève franchement.

Au fil de l'ascension, le décor change : les forêts laissent place aux pierriers, les panoramas s'ouvrent sur les crêtes escarpées du massif, et avec un peu de chance, un bouquetin pointe entre deux rochers. Plus haut, les lacs d'altitude se dévoilent, changeant de couleur selon la lumière : turquoise, bleu profond ou miroir parfait.

Le retour se fait généralement par le même itinéraire, avec quelques passages techniques à gérer à la descente. Les bâtons de randonnée sont vivement conseillés (et non, ce n'est pas tricher).

Comment bien se préparer ?

La randonnée reste exigeante, et certains sentiers grimpent fort dès le départ. Surtout, tous ne sont pas clairement balisés : mieux vaut partir équipé et bien renseigné.

L'équipement indispensable

  • Chaussures de randonnée montantes : essentielles sur les passages rocheux.
  • Vêtements en couches : la météo change vite en montagne.
  • De l'eau en quantité : pas de source fiable sur le haut du parcours.
  • Crème solaire et lunettes : en altitude, le soleil tape, même par temps frais.
  • Carte IGN ou appli GPS : les sentiers ne sont pas toujours bien balisés.

Respecter la nature

Le secteur est en zone protégée (Natura 2000) : pas de drone, pas de cueillette, chiens tenus en laisse. Vous croiserez peut-être des marmottes (nombreuses au petit matin), des bouquetins sur les hauteurs et des rapaces planant au-dessus des crêtes.

À retenir : le parking du Gleyzin (accessible depuis Allevard) est vite pris d'assaut en haute saison. Arrivez tôt pour être sûr d'avoir une place, et pour profiter de la fraîcheur du matin (le meilleur moment pour observer la faune).

Que voir autour ?

Si vous avez de l'énergie en rab (ou prévoyez plusieurs jours), quelques pépites :

  • Le refuge de l'Oule (1 836 m) : un point de chute rustique et convivial dans la combe du Gleyzin, idéal pour passer une nuit en altitude et fractionner l'ascension.
  • Le col de la Valloire (2 751 m) : pour les randonneurs aguerris, un point de vue grandiose sur les sommets de Belledonne, permettant de basculer vers d'autres versants.
  • Allevard-les-Bains : un détour par ce village thermal pour soulager les courbatures dans les eaux chaudes. Le confort bien mérité après l'effort.

Que voir autour ?

Quelques questions fréquentes

Quelle est la meilleure période ?

De mi-juin à fin septembre. En juin, on peut encore croiser des névés, mais la nature est verdoyante. Juillet-août offrent une météo plus stable (mais plus de monde). Septembre est idéal pour le calme et les couleurs dorées de l'automne.

Peut-on bivouaquer ?

Le bivouac est toléré sous conditions : installation entre 19 h et 9 h, tente légère et discrète installée loin du bord du lac, aucune trace laissée (déchets remportés, feu interdit). Un cadre exceptionnel pour une nuit sous les étoiles, dans le silence (sauf marmottes bavardes).

Peut-on se baigner ?

La baignade n'est pas formellement interdite, mais fortement déconseillée : l'eau est glaciale même en plein été (souvent 8 à 10 °C), et le site est un milieu naturel fragile à préserver. Mieux vaut tremper les pieds et profiter de la contemplation que de finir frigorifié.

Ce qu'il faut retenir

Les lacs de Belledonne offrent l'une des plus belles randonnées d'Isère : un cadre sauvage et préservé, des lacs d'altitude aux couleurs changeantes, et des panoramas qui récompensent largement l'effort. La sortie est exigeante (dénivelé important, sentiers parfois peu balisés), alors préparez-vous bien : bon équipement, eau en quantité, carte ou GPS, et départ tôt pour le stationnement. Possibilité de fractionner avec une nuit au refuge de l'Oule, et de récupérer aux thermes d'Allevard. Une aventure montagnarde authentique, à la hauteur des amoureux de la nature.

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